Recoupements hautement révélateurs
de conflits d’intérêts et d’attitude
corporatiste poussée à son paroxysme !
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| Sans les mettre en cause directement, l’UCL
(Faculté et Cliniques associées Saint Luc) et son
Centre Académique de Médecine Générale
(CAMG) sont néanmoins les deux éléments clés
pouvant expliquer le point de départ d’un certain nombre
de faits stupéfiants tels que : |
- le renouvellement de l’agrément de maître
de stage d’un médecin poursuivi en justice,
- le nombre impressionnant de certificats de
complaisance produits en justice par l’inculpé
d’homicide involontaire,
- les propos tenus par les ‘conseillers
techniques’ (Christian BROHET et Michel VANHALEWYN)
de l’inculpé lors de l’audience du 18 décembre
2007 au tribunal correctionnel de Bruxelles,
- l’absence de sanctions de l’Ordre
des Médecins (le cabinet médical n’est pas
fermé).
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Un dessin vaut souvent mieux que de longues explications
: voyez !
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Maître de stage.
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Rappelons que l’inculpé est agréé
maître de stage. Cet agrément a une limite dans le
temps qui conduit son détenteur à en demander le
renouvellement. L’autorité compétente pour
l’agréation et le renouvellement est le Conseil supérieur
des médecins spécialistes et des médecins
généralistes sous la tutelle du Ministère
de la Santé belge. Rappelons également qu'à
l'agrément est liée une indemnité annuelle
de 12.000 € env..
Suite à son premier renouvellement le 25 juillet 2005,
alors que les poursuites judiciaires étaient largement
entamées depuis plusieurs mois, la question était
de savoir s’il est justifié d’agréer
un médecin inculpé d’homicide involontaire
alors que ce médecin doit être considéré
comme un exemple pour les jeunes médecins stagiaires qu’il
est chargé d’initier à l’exercice de
la médecine dans un cabinet médical de médecin
généraliste.
Le Ministre de la Santé en Belgique de l’époque
a été saisi de la question. Il n’y a pas répondu.
Aucune position prise par le Ministère. Par contre, informé
par le Ministère, le directeur général des
Soins de santé primaires et Gestion de Crise, M. Michel
Van HOEGAERDEN indiquera que 21 décembre 2006 qu’il
interrogera les instances répressives et disciplinaires
et assurera de la diligence de son administration dans ce dossier.
Alors la surprise fut grande lorsque survint la nouvelle d’un
deuxième renouvellement pour une durée de 5 ans,
intervenu le 4 octobre 2007, en pleine procédure de passage
en correctionnelle et signée par … M. Michel Van
HOEGAERDEN !
Comment est-ce possible ? Il faut savoir que Dominique PESTIAUX
est responsable du Centre Académique de Médecine
Générale et également membre de la commission
d’agrément du Conseil supérieur des médecins
spécialistes et des médecins généralistes.
Au courant de la situation de son confrère Bernard DUPONT,
il lui appartenait de demander sa démission de l’équipe
d’enseignants du CAMG et de faire en sorte que son agrément
de maître de stage ne soit pas reconduit.
En l’espèce, la règle voudrait que maintenant
Dominique PESTIAUX, responsable du Centre Académique de
Médecine Générale, en tire les conséquences
et, pour ne pas ternir l’image de l’institution, prenne
ses responsabilités et se retire. A bon entendeur ….
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Certificats de complaisance
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A ce stade, l’inculpé aura présenté
pas moins de 8 certificats dont le seul adjectif associable est
‘complaisance’. Hallucinants de part leur construction
: un exposé des bases de travail absent, au mieux incomplet,
est le dénominateur commun aux 8 certificats. Lorsque les
bases de travail sont énoncées, il s’avère
qu’elles ne sont que celles relatées par l’inculpé
(… au dire du Dr DUPONT …), tout au plus complétées
par le rapport d’autopsie (*1) qui passe de main à
la main sans qu’un quelconque accord soit demandé aux
parents. La conclusion reste invariablement favorable au confrère.
L’un d’eux conclura même que, bien sûr le
confrère est blanc comme neige, mais que « …
l’on appréhende plus difficilement l’acharnement
(des parents) à poursuivre un praticien consciencieux…
» Un praticien ‘consciencieux’ qui
dira le 18 décembre 2007 devant ses juges du tribunal correctionnel
de Bruxelles en parlant des symptômes que présentait
Mélanie : « …elle a fameusement
mal... » ou encore «
… elle crève de mal… ». Son
diagnostic était exact : elle décédera dans
ces conditions quelques heures plus tard ! et pourtant, il l’aura
une fois de plus rassurée en lui disant « dimanche,
tu pourras t’oxygéner ». Elle passera ce dimanche
dans les chambres froides de la morgue de l’UCL !
Alors les médecins, auteurs des certificats :
Christian BACHY – Médecine interne
– Woluwé Saint Pierre / Christian DERUYCK
– Généraliste – Woluwé Saint
Pierre / Philippe HAINAUT - Médecine interne - UCL / Bernard VANDERCAM(*2) – Médecine
Interne - UCL / Thierry SLUYSMANS – Pédiatre
– UCL / – Médecine interne – UCL / Christian
BROHET (*3) - 2 certificats – Cardiologie –
UCL (Président de la Ligue Cardiologique Belge) / Marc
RENARD - Cardiologue - ULB Erasme
les auraient-ils produits si Mélanie avait été
leur fille, nièce, petite-fille, …. ?
Pour prendre connaissance de tous les certificats et documents
médicaux : cliquez
ici !
Remarques :
*1 : à mettre en parallèle avec le dossier médical
et la retranscription par la maman de Mélanie de la consultation
du 28 mai 2004 (pour les lire, suivez le lien ci-dessus).
*2 : Bernard VANDERCAM et Bernard DUPONT sont issus de la même
promotion de la faculté de médecine de l’Université
Catholique de Louvain. Bernard VANDERCAM est collègue direct
– dans le même service – que Philippe HAINAUT.
*3 : Christian BROHET émettra deux certificats et aura
été témoin (totalement acquis à la
cause de l'inculpé comme l'aura noté le substitut
du Procureur du Roi, la presse, les médecins, le personnel
hospitalier présents dans la salle à l'audience
du 18 décembre 2007). C'est en effet lui qui indiquera
la raison de la 'non-hospitalisation' de Mélanie le 28
mai 2004 : "Il existe une pression constante de la part
de l'INAMI (NdR : Caisse Maladie de Belgique) pour ne pas encombrer
les services urgentistes afin d'éviter la surconsommation
des examens médicaux. Dans le cas présent, il n
y avait pas de signe d'alarme justifiant une hospitalisation d'urgence."
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Propos tenus par les
‘conseillers techniques’ de Bernard DUPONT
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Le 18 décembre 2007, face aux juges
du tribunal correctionnel de Bruxelles, devant un public d’environ
60 personnes, devant les représentants de la presse, les
deux médecins, conseillers techniques de Bernard DUPONT,
Christian BROHET et Michel VANHALEWYN,
après avoir prêter serment de dire la vérité,
rien que la vérité, ont montré ce à
quoi le corporatisme pouvait amener.
"La Dernière Heure" dans son édition
du 19 décembre 2007, relatant l’audience du jour
précédent, soulignera que « À la
barre des témoins, trois experts. Parmi eux, deux étaient
clairement ralliés à la cause du toubib inculpé.
"Il n'y avait pas de signe clinique justifiant une hospitalisation."»
L’un des deux experts ‘rallié à la
cause’ de Bernard DUPONT, comme le décrit très
justement "La Dernière Heure", ira jusqu’à
dire que « dès le 10 mai, il appartenait à
Mélanie de se rendre au cabinet du médecin et non
de ‘se contenter’ de lui téléphoner
». Cardiologue de son état, il affirmera que lors
des jours qui précédaient sa dernière consultation,
Mélanie ne présentait pas de signes d’insuffisance
cardiaque !
Pour mémoire, elle se plaignait depuis le 5 mai d’essoufflement,
de fatigue et de rétention d’eau. Elle était
âgée de 22 ans et avait contracté une varicelle
le 16 avril. Tous ces éléments étaient connus
de l’inculpé.
En somme, c’était à Mélanie à
apprécier la gravité de sa situation et prendre
les mesures de précautions nécessaires. Mais à
quoi servent les médecins ?
Autre avis du cardiologue (au demeurant Président de la
Ligue cardiologique belge) : « les symptômes conjugués
de fatigue, rétention d’eau et essoufflement ne laissent
pas penser à un problème cardiaque ».
(Un étudiant en 3ème année de médecine
après un cours de sémiologie se fait recaler avec
une telle réponse !)
Alors que l'on évoquait la dernière consultation,
le 28 mai 2004, il ajoute même qu' "il existe une
pression constante de la part de l'INAMI (ndr: Caisse Maladie
de Belgique) pour ne pas encombrer les services urgentistes afin
d'éviter la surconsommation des examens médicaux.
Dans le cas présent, il n'y avait pas de signe d'alarme
justifiant une hospitalisation d'urgence."
Comment peut-on ‘froidement’, après avoir
prêté serment, affirmer de telles choses ? Ceci frise
la qualification pénale ….
Quant au généraliste, « il aurait agit
comme l’inculpé » et d’ailleurs,
« la syncope vagale est une chose relativement fréquente
dans les cabinets de généralistes » ;
sous entendu, à quoi bon s’en soucier ! Et finalement,
« la cause du décès est inconnue »
et « puisqu’on n’avait pas la conviction d’un
problème cardiaque, l’inculpé ne pouvait pas
y songer » !
Hallucinant ? !
Aux côtés de l’inculpé, sous la responsabilité
de Dominique PESTIAUX, ce généraliste fait partie
des ‘enseignants’ du CAMG. On peut raisonnablement
se faire du souci quant à la qualité de l’enseignement
fourni.
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| Pour bien comprendre, il convient de rappeler
que les experts médicaux – les Dr. Frédéric
BONBLED (UCL) et Wim VAN DE VOORDE (KUL- expert mandaté par
la Justice), entendus le 19 décembre confirmeront : |
- que Mélanie est bien morte des suites d’une
myocardite ;
- que les symptômes énumérés signaient
bien un problème cardiaque majeur ;
- que le 12 mai, Bernard DUPONT ne pouvait pas prendre la décision
qu’il a prise par téléphone sans voir Mélanie
; (c.f. Avis du Conseil de l'Ordre des médecins quant
aux consultations
téléphoniques)
- qu’une prise de sang conseillée par un médecin
généraliste en Alsace, mais rejetée par
Bernard DUPONT, devait être faite en urgence ;
- que le stress n’est pour rien dans la mort de Mélanie
;
- que si une auscultation pulmonaire avait été
faite le 28 mai lors de la dernière consultation, l’œdème
pulmonaire aurait avec certitude été entendu ;
- que le 28 mai la seule décision devait être celle
de l’hospitaliser.
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Sanctions du Conseil de
l’Ordre.
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| A la question de savoir ce que l’on peut
attendre de la part du Conseil de l’Ordre des médecins
en Belgique, et bien la réponse est invariablement : RIEN
!
En reprenant le ‘dessin’,
l’on s’aperçoit de la présence d’un
membre du Conseil de l’Ordre dans l’équipe
d’animateurs du Centre Académique de Médecine
Générale (Pierre VRINS), confrère et collègue
direct de l’inculpé. Ce membre du Conseil de l’Ordre
est également membre de la commission d’enquête
sur la mort de Mélanie. Il y a manifestement conflit d’intérêts.
Là aussi, il est d’usage de prendre ses responsabilités.
En attendant, le cabinet médical de Bernard DUPONT continue
de fonctionner. L’omerta du Conseil de l’Ordre reste
entière !
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Le Code de déontologie des médecins
en Belgique |
Extraits choisis pris sur le site Internet
du Conseil
National de l'Ordre des médecins :
Art. 11 Les médecins doivent entretenir entre eux des
rapports de bonne confraternité et se prêter assistance.
Art. 137 Les médecins se doivent toujours une assistance
morale: ils ont le devoir de prendre la défense d'un confrère
injustement attaqué....
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